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Maroc - Erfoud


de Geoffrey, 04-05-2007

Cap à l'ouest


Après le repos Figuigui:  retour à Bouarfa (un seul chemin pour repartir: celui par lequel je suis arrivé).
Maintenant, Cap à l'Ouest jusqu'à, je l'espère, l'océan Atlantique (mais encore beaucoup d'étapes et d'obstacles avant de revoir l'horizon bleu).

D'un "bou" à l'autre... Bouarfa-Bouanane- Boudnib:  27 Avril- 29 Avril 

Bouarfa- Bouanane 27 Avril
Nouvelle route au milieu des hauts plateaux marocains très faiblement occupés.

Chaque village devient alors un arrêt. Le premier après Bouarfa (65km) est celui d'Ain Ait Chair. Le village, un peu à l'écart de la route, a sa palmeraie et son "ksar" (village traditionnel), au pied d'une petite chaîne de montagne. J'attire l'attention avec mon vélo et on vient me présenter celui qui se dit le "chef" du village. Il s'agit, en faite du maire. L'étranger est le bienvenue et je suis reçu chez lui pour discutter et me reposer avant de repartir vers le prochain village (Bouanane) quelques 60 km plus loin.
 Je commence à m'habituer à ces villages isolés et j'imaginais me faire héberger facilement mais pas à Bouanane (ne jamais être trop sûr!). Au final, je trouve un abri (surtout du vent qui souffle fort) pour mettre ma tente après le village et pas loin du poste de gendarmerie.

  

Bouanane- Boudnib 28 avril

Ma nuit sera courte: les éclairs et la pluie arrivent vers 2h du matin. Je dois partir très tôt avant que mon abri s'innonde. Départ sous une pluie forte, pour quelques km seulement. Je suis invité par un habitant du coin.  Lui aussi était en vélo pour aller travailler, mais me voyant il a fait demi tour. Bonne idée, le temps du thé, la pluie cesse.
Nouveau départ, le ciel se dégage tandis que les rivières se remplissent (l'eau accumulée dans les montagnes commence à descendre). Un peu trop...voila la route bloquée par une oued en crue. Impossible de traverser.

   

Des nomades installés par la viennent me signaler qu'il faut attendre. Combien de temps? Je n'en ai aucune idée. Pendant l'attente, je me fais apporter du pain et du lait (de leur chèvre au gout très très fort, je n'en boirais qu'une gorgée).  J'en profite aussi pour faire sécher ma tente. Les enfants des nomades viennent me tenir compagnie, on se comprend plus ou moins par des gestes, mais c'est rigolo. Au bout de 6 heures, la rivière ayant un peu baissée, je tente un premier passage à pied. Ca passe. J'aurais besoin de 3 allers retour pour porter toutes mes affaires et mon vélo. Même situation quelques km plus loin. Je repasse toujours en 3 fois devant les automobilistes qui devront eux attendre encore un peu. A la fin de la journée, j'arrive malgré tout au village de Boudnib.  
Boudnib- Erfoud 29 avril
Dimanche matin, Grand beau temps pour mes derniers kilomètres très calmes sur les hauts plateaux.
En effet, après 70 km je rejoins les régions touristiques du Maroc avec ses avantages (revoila tout le confort, les magasins, hôtels, restaurants..) et ses inconvénients ( face au défilé de 4x4 et de motos, je dois faire bien plus attention à rester sur ma droite...). La route est très belle, au dessus, puis dans la vallée du Ziz avec sa palmeraie géante et ses villages traditionnels. 

Mais, je ne peux pas trop en profiter. Pleins d'enfants se ruent vers moi pour tenter de me vendre quelque chose ou pour me demander stylos et dirhams. Etre à vélo n'est plus vraiment un avantage, je suis la cible privilégié. Du coup je roule très vite jusqu'à Erfoud.
Quelque chose de pas très sain avalé dans le repas du midi, le retour de la chaleur et la fatigue auront raison de mon état de santé. Je resterai 3 jours pour me remettre dans un petit hôtel: Repos et thé sur les terrasses! 
Erfoud- Merzouga-Erfoud. 03-04- mai
Remis physiquement, je me dirige vers Merzouga et ses dunes de sables ( à 60km). Les panneaux publicitaires, pour le nombre important d'auberges et d'hôtels installés au pied des dunes,  ont remplacé les tentes des nomades. Au loin, je vois les dunes, l'Erg (= désert de sable) Chebbi. De temps en temps des dromadaires.  La sahara comme on se l'imagine.... du sable et des dromadaires.
 Le coucher et le lever du soleil sont les meilleurs moments pour apprécier les changements de couleur sur les dunes (très photogéniques aussi). Ayant dormi dans une auberge au pied des dunes (la concurrence a l'avantage de faire baisser les prix) je peux voir les deux et repartir à vélo vers Erfoud.

 


Commentaires sur cet article
Géraldine
Quel périple hors des sentiers battus !!
Waouo.

 
laet
Effectivement le sahara tel qu'on l'magine... C'est magnifique.
Quelle température tu as en moyenne dans la journée ?
 

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