
Erfoud – Marrakech 4 Mai- 15 Mai.Lors de ces derniers jours de voyage, j’ai poursuivi vers l’océan dans les magnifiques montagnes de l'Atlas..
Des dunes de Merzouga, j’ai rejoins l’Atlas marocain, principale chaîne de montagne du pays. Ma route longe plus précisément le Haut Atlas (où se trouve le point culminant : le Djebel Toubkal à 4167m). Les paysages, le plus souvent arides sont interrompus de temps à autres par des palmeraies autour desquels sont construit les villages (ksour) en pisé (constructions réalisées à partir de la terre).
 Avant de devoir franchir pour de bon le Haut Atlas pour parvenir à Marrakech de l’autre côte, je m’étais engouffré à plusieurs reprises dans ces montagnes par des gorges (Toghra et Dadés). Les paysages sont spectaculaires et magnifiques et attirent ainsi beaucoup de touristes. On les reconnaît facilement, sur la route par la qualité de leurs voitures (bien plus neuves que celles des marocains et beaucoup de 4x4). Cette fréquentation vient se heurter aux modes de vie traditionnels des habitants principalement basés sur l’agriculture. 
Beaucoup d’hôtels, d’auberges, de restaurants où chacun tente de vous épater en vous disant que chez eux c’est mieux ! Ils vous vendent tout le folklore des populations berbères qui peuplent ces montagnes.
« My friend, Mon ami, t’es anglais, français ? Ah Français, j’adore les français! , Viens chez moi, il y a tout ce que tu veux : de la bonne cuisine (couscous tajines, brochettes omelette berbères), de la musique traditionnel et des belles décorations, des chambres confortables avec douche chaudes et WC et c’est pas cher, je te fais un prix … ! »
C’est souvent très bien d’ailleurs et ça donne un bel aperçu de leur exceptionnelle hospitalité. Dans ces régions, mes rencontres avec les marocains s’alternent souvent avec celles des touristes. Dans la journée, j’étais souvent invité à partager un thé ou à déjeuner. Le plus souvent dans les petits villages. Tous me vont visiter leur maisons avec : les salons marocains, la cuisine, la pièce où se trouve le four à pain traditionnel, leurs jardins lorsqu’il existent, les cours intérieurs ou sont logés moutons, chèvres, vaches, poules et lapins. J’ai fait une rencontre particulièrement drôle avec un chamelier, qui faisait le chemin en sens inverse. Il m’a préparé un thé à partir d’un petit brasier en me racontant les insolites rencontres qu’il lui arrivait de faire (notamment avec la famille Chirac). Il se levait de temps en temps courir après ses dromadaires accompagnant sa course par pleins de petits « bruitages » pour regrouper ses bêtes.
 Le soir, retour au confort des auberges où je retrouve quelques jeunes de toutes origines (mais majoritairement français) avec qui ce n’est pas désagréable de partager les soirées, d’échanger sur nos impressions. J’ai parfois tenté de m’échapper de ces grandes routes touristiques en empruntant des pistes pour rejoindre d’autres villages et vallées de l’Atlas. Mais ces pistes sont aussi celles qu’empruntent les 4x4 pour s’amuser. Des fois ils arrivent par dizaines, autant dire que ça fait beaucoup de poussières à supporter d’un coup ! Heureusement ce n’était pas trop fréquent et la beauté des lieux valaient largement la peine de s’aventurer dans ces endroits.

Pour rejoindre Marrakech, j’ai contourné pendant quelques kilomètres la route goudronnée du col permettant le passage de l’autre côte de l’Atlas (Col du Tizi n Tichka à 2260m) par une piste ou les villages, canyons et montagnes ont souvent servi de décor de cinéma. Encore une fois… splendide. Dommage, pas de photos de ce passage car mon appareil a eu du mal à digérer le trop plein de poussières (mais ça marche de nouveau !). Je dois d’ailleurs commencer à déplorer quelques dégâts sur mon matériel… Compteur de vitesse où la moitié des chiffres ne sont plus visibles, plateau de mon VTT où les dents sont usées, nouvelle crevaison dans la descente vers Marrakech. Je suis cependant arrivé dans la bouillante ville de Marrakech (aujourd’hui 42°) surnommée Arnakech ! J’attendrais peut-être Essaouira, plus très loin, et surnommée « ça ira » pour entreprendre un grand nettoyage et le changement de mon plateau (diagnostic réalisé à Arnakech ...).
|