
Je suis depuis quelques jours à Valence, 3ème ville d´Espagne après Madrid et Barcelone. Depuis Barcelone, j´ai continué ma route toujours au bord de la méditerranée passant de la Catalogne à la région de Valence. La plupart du temps, cette partie de la côte est bordée par de grands immeubles. Ces villles que je traverse, sont pour beaucoup actuellement désertes. Les volets sont fermés et les grilles posées sur les commerces. Cela n´est pas très joyeux. De temps en temps quelques zones sauvages, naturelles ou agricoles ont été préservées. Souvent, ce sont des lieux ou il n´a pas été possible de construire. Des régions montagneuses ou des zones innondables. C´est le cas du Delta de l´Ebre, région qui forme une vaste plaine agricole occupée pour une grand part par des rizières ressemblant, paraît-il beaucoup à la camargue en France (le delta du rhône). Une très large rivière passe au milieu du delta. On la traverse grâce à un gros bateau appelé "transporteur" et qui fait toute la journée des allers-retours entre chaque rive. J´ai croisé ici, 1 classe de 6ème qui venait voir comment se cultiver le riz. Ces zones préservées du béton permettent d´observer les oiseaux (Martinet blanc, héron, flamand rose) venant se réfugier ici mais aussi de voir l´évolution de la végétation. Des milliers d´orangers ont été plantés dans la région de Valence. Les oranges ou clémentines que l´on peut actuellement cueillir sur les arbres sont délicieux : à la fois sucrés et juteux. Les oranges ou clémentines que vous achetez en France viennent peut- être d´ici.
Mais cela ne dure pas et des forêts de grues reprennent place.Jj´ai été très surpris de voir encore se construire de nouvelles villes envahissant parfois des zones pourtant innondables (marécageuses). Cela permet de croiser quelques personnes: les ouvriers étrangers travailllant ici 12 heures par jour ou plus loin un troupeau de moutons dirigé par un berger, l´air dépité par toutes ces constructions.  Avant Valence, je me suis éloigné un peu de la mer. Les villages commençaient à célébrer las ¨fallas´ donnant une gaiété aux lieux qui manquaient sur la côte. |